Un spécialiste de la pose de parquet à Bordeaux vous conseille

Menuisier ébéniste à Bordeaux, Vincent Wilmart nous a expliqué les tenants et les aboutissants de la pose de parquet entre deux coups de rabot, dans son atelier de la rue des Retaillons. On n’a pas tout compris ni tout retenu, mais on va essayer de vous livrer l’essentiel du discours (très prolixe) de ce spécialiste de la pose de parquet à Bordeaux

Les bases de la pose de parquet

Chaque type de parquet a ses spécificités et une technique de pose à respecter en fonction du sol existant et de la pièce où les travaux vont être effectués. Le parquet peut être cloué, collé ou flottant. Lorsque l’on pose du parquet, il faut penser également à l’isolation phonique, surtout pour les personnes habitant dans un immeuble. Généralement, on installe une sous-couche sur le sol existant, avant la mise en place des lames de bois.

Pose de parquet cloué

La pose clouée est assez technique et ne peut guère s’improviser. Les lames de bois sont clouées par le côté (pour que les clous ne soient pas apparents) sur des lambourdes fixées sur le sol. Le poseur cloue une lame, emboîte la suivante puis la cloue, et ainsi de suite. La disposition des lambourdes (d’épaisseur variable, selon la hauteur de plafond disponible et/ou de l’épaisseur d’isolation quand celle-ci est voulue et posée entre lambourdes) nécessite un entraxe (distance d’espacement) régulier dont la valeur dépend de l’épaisseur du parquet et de la dureté du bois. La plupart du temps les lambourdes ont une entraxe comprise entre 40 et 50 cm. Attention à poser les lambourdes dans le bon sens (perpendiculaire au sens voulu pour les lames de parquet), si les lambourdes sont déjà présentes et paralèlles au sens voulu pour le parquet, il faut poser des contre-lambourdes par dessus. La pose de parquet cloué est la plus difficile mais permet au bois de bien respirer du fait de la pose sur lambourdes. Cette respiration est moins bonne si les espaces vides sont remplis d’isolant mais pas inexistante non plus, le bois respirera mieux qu’avec une pose collée. Un sérieux avantage pour la durée de vie du parquet, surtout s’il s’agit d’un parquet réalisé avec une essence noble.

La pose collée

La pose collée reste la plus fréquemment utilisée, c’est la plus facile à réaliser et surtout elle permet d’exploiter directement un sol pré-existant : carrelage, dalle, ancien parquet (en bon état). Seul impératif : que le support soit plan, propre et sec. Elle peut être adaptée à un parquet en bois massif ou un parquet flottant. Peu de choses à dire sur la pose collée, on part du centre de la pièce et on progresse vers les extérieurs. On encolle m2 par m2, les lames sont solidarisées avec la colle en les tapotant avec un maillet. La planéité est régulièrement vérifiée avec un niveau.

Le parquet flottant

Le parquet flottant qu’on appelle aussi parquet contrecollé a une composition différente du parquet en bois massif. Constitué de trois couches dont une en bois brut de 2,5 mm, il est cependant moins épais et sa pose est plus facile. Le parquet flottant peut être choisi pour les pièces d’eau (cuisine et salle de bain), il est cependant nécessaire de poser une sous couche isolant de l’humidité, avant l’installation des lames. Il convient mieux pour toutes les autres pièces de la maison : chambre, salle à manger, salon… Un autre avantage du parquet flottant est qu’il existe de nombreux motifs différents, ce qui laisse beaucoup de choix pour la décoration d’un intérieur.

Les parquets stratifiés ou agglomérés

Le parquet stratifié ou aggloméré a ses avantages et ses inconvénients. Il est hydrofuge et s’il était autrefois laissé de côté, car considéré comme bruyant, ce n’est plus le cas, il est désormais pourvu d’une sous-couche en résine qui assure l’isolation phonique. Son épaisseur varie entre 7 à 12 mm et l’aggloméré est en principe verni ou vitrifié. Il est moins résistant que le parquet en bois massif.

Le parquet en bois massif est toujours considéré comme le plus beau des revêtements pour ses multiples qualités esthétiques, chaleureuses, traditionnelles et aussi pour sa résistance. C’est aussi le plus cher. Des essences de bois comme le pin, le chêne, le hêtre, le châtaignier, sont les plus couramment utilisées pour les chambres, les couloirs et les salons. Les bois exotiques sont à privilégier pour les pièces d’eau et pour les terrasses car ils sont imputrescibles comme le teck, l’ipé, le bambou, le wengé, le padouk… Par contre dans les pièces d’eau, il faut éviter la pose de bois tendre ou mi-dur comme le merisier par exemple ou l’érable…

Un mot sur l’artisan !

Vincent Wilmart est un stakhanoviste du bois : ébéniste de formation, il a rapidement étendu son activité à la menuiserie sur-mesure, ce qui inclut l’agencement intérieur, la conception et la réalisation de dressing sur mesure, de rangements et placards sur mesure, la pose de parquet et l’installation de terrasse bois. Bien entendu, la restauration de meuble ancien et contemporain garde une large place dans son activité. Son rayon d’action : Bordeaux, la CUB (agglomération) et plus loin s’il a un coup de cœur pour votre chantier !


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