L'hydrogène vert, une source d'énergie 100 % écologique

Le continent arctique est celui qui endure les plus graves conséquences du réchauffement climatique. C’est aussi une région où la recherche d’énergie renouvelable est très avancée. C’est dans le nord qu’est né l’hydrogène vert : une énergie produit à partir de l’eau et de l’électricité propre qui peut être utilisée dans l’industrie, mais également faire office de carburant. On vous dit tout !

Comment produire de l’hydrogène vert ?

L'hydrogène vert, une source d'énergie 100 % écologique

Pour obtenir de l’hydrogène vert, il faut d’abord de l’électricité renouvelable comme l’hydroélectrique ou le géothermique. Le principe n’est pas très complexe : il suffit de séparer les molécules d’eau en deux, grâce au procédé de l’électrise qui consiste à faire passer un courant électrique dans la molécule d’eau. Une fois cette dernière séparée en deux, nous avons d’un côté l’oxygène (O) et de l’autre côté de l’hydrogène (H2). C’est ce dernier qui est utilisé comme source d’énergie.

Source d’énergie du Grand Nord

Le Grand Nord ne manque pas de sources d’énergie renouvelable, notamment la Norvège, le Canada et l’Arctique. De leurs côtés, la péninsule du Kamchatka et l’Islande détiennent une source géothermique importante. C’est ainsi que plusieurs industries norvégiennes se sont implantées sur place. À l’aide de la géothermie, ces firmes ont bâti des modèles intégrés Power-to-Hydrogen et Power-to-Hydrogen-to-Power. Anders Ødegård, chef de projet à SINTEF, veut croire que « dans tous les pays développés, on reconnaît désormais que l’hydrogène est essentiel pour faire la transition vers une société plus durable ».

Quelles sont les limites de cette nouvelle technologie ?

D’après le site RFI, la première limite de l’hydrogène vert serait son potentiel explosif. Il est en effet important de rappeler que l’hydrogène est une énergie qu’il faut manipuler délicatement. Pour la produire, il faut concevoir des chaînes d’approvisionnement sécurisé. Heureusement, si on en croit le chercheur Mikaa Mered, professeur de géopolitique des mondes polaires à l’ILERI, « […] les modèles développés aujourd’hui par Nel en Norvège ou Hydrogenics au Canada sont désormais suffisamment aboutis et efficaces pour entrer en phase d’industrialisation. »

Plusieurs industries sont intéressées par le projet

Aujourd’hui, l’hydrogène vert commence à attirer plusieurs leaders européens de l’énergie comme le Français Engie ou encore le Norvégien Equinor. Le groupe Air Liquide, qui rassemble EDT, Toyota, Shell et Airbus, le Fchju et l’Hydrogen Council, est également très intéressé par l’énergie verte.

Il y a aussi l’organisme Sintef, en association avec l’Union européenne, qui a développé le projet Refhyne. Ce dernier consiste à installer un électrolyseur de 10 MW au sein de la raffinerie Shell. Il a été annoncé que ce programme sera lancé dès l’année prochaine. Comme quoi, c’est un bel avenir qui se profile pour l’hydrogène vert. Reste à savoir si cela pourra vraiment aider à mieux lutter contre le réchauffement climatique.