Tout ce que vous devez savoir sur l'isolation phonique de votre logement

Pour se protéger des rigueurs de l’hiver et aussi de la chaleur en été, l’isolation thermique d’une habitation est indispensable. Mais une bonne isolation phonique des fenêtres est également un considérable atout pour le confort, en particulier contre les bruits extérieurs. La présence proche d’une voie rapide, d’une école, d’un aéroport ou de toute source de voisinage bruyante peut vite devenir insupportable. L’isolation phonique permet de réduire considérablement les nuisances sonores externes, et aussi au sein du logement.

Que dit la loi ?

Selon une directive européenne, toutes les maisons individuelles construites après 1996 doivent pouvoir limiter le bruit interne à 30 DB. Ce seuil concerne uniquement les bruits venant de l’extérieur. Pour les maisons mitoyennes et les appartements, les seuils varient entre 53 DB (murs) à 58 DB (sols et plafonds). Cette directive ne concerne par les logements construits avant 1996.

Tout ce que vous devez savoir sur l'isolation phonique de votre logement

Quelles parties du logement faut-il isoler ?

L’isolement phonique peut concerner de manière logique les parties externes du logement, mais aussi l’intérieur. Selon les modes de vie (collocation, horaires décalés, travail à domicile…) le bruit interne peut aussi se révéler un sérieux problème. L’isolation phonique concerne ainsi les murs porteurs et aussi les cloisons internes, de même que les portes d’entrée et les portes d’intérieur.
Pour les immeubles, les planchers intermédiaires sont également à prendre en compte. Enfin, les fenêtres, portes-fenêtres et grandes baies vitrées se doivent d’être réalisées en double (ou triple) vitrage afin d’absorber les bruits externes. Le vitrage multiple devrait par ailleurs devenir sous peu obligatoire pour les nouveaux logements, qui devront produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

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Les différentes techniques d’isolation phonique

Comme pour le double ou triple vitrage pour les surfaces vitrées, l’isolation phonique peut consister à dédoubler les parois, en atténuant le phénomène de vibration de l’air, qui transmet le bruit. La première paroi vibre ainsi sous l’effet du bruit, mais l’effet ne se propage pas à la seconde.
Outre les parois il est aussi possible de dédoubler les plafonds, les planchers ou encore les portes. Une autre technique d’isolation phonique consiste à construire des murs très épais, capables de stopper les sons. La pierre et le bois massif offrent certes un rempart efficace et esthétique, mais coûteux et surtout destinés aux maisons individuelles.
Les laines minérales (roche), végétales (lin) ou animales (plumes de canard…) sont plus simples à poser et plus accessibles (source : lamaisonsaintgobain.fr). Dans tous les cas, l’isolation phonique doit être absolument étanche et continue pour ne laisser aucune prise au passage du son, tout comme pour l’isolation thermique.

Les aides gouvernementales

L’isolation phonique implique de fait une isolation thermique, ce qui permet d’obtenir des aides de l’Etat, dans le cadre de la transition énergétique. Il est ainsi possible de bénéficier d’une TVA à 5,5% sur les travaux uniquement réalisés par un professionnel, et d’un crédit d’impôt compris entre 15 et 25%. Ce crédit d’impôt est par ailleurs cumulable avec l’Eco-PTZ pour tout travaux assurant de consommer moins d’énergie. Les foyers modestes peuvent pour leur part se voir attribuer une aide de 3 000 euros.